PHAM VAN JEAN PIERRE

PHAM VAN JEAN PIERRE

Médecin Fédéral - Président de la commission Médicale et Prévention Pyrénées-Méditerranée

mercredi, 18 mai 2022 05:59

Information LEPTOSPIROSE.

L’Agence Régionale de Santé Occitanie vient de rappeler le risque de LEPTOPIROSE en lien avec les activités aquatiques.

Nos activités en eau douce ,étang et rivières n'échappent pas à ces recommandations comme d’autres activités aquatiques telles que le canyoning ou la baignade dans les cours d’eau .

En 2021 , une vingtaine de cas ont été recensés suite à des activités aquatiques dans les cours d’eau de l’Argensou et de Vicdessos (Pont du Gers), au niveau d’Auzat-Vicdessos dans le département de l’Ariège (09).

La leptospirose est une maladie qui se transmet à l’homme par contact de la peau lésée ou d'une muqueuse avec une surface, berges d’un cours d’eau par exemple, ou de l’eau douce contaminée par de l'urine d'animaux porteurs de l'infection, en général des rongeurs.

La maladie, après une phase d'incubation d'une dizaine de jours en moyenne (5 à 20 j), est d'apparition brutale, marquée par un tableau pseudo grippal comportant une fièvre élevée s'installant en quelques heures et accompagnée d'un syndrome douloureux (myalgies, arthralgies, céphalées) et de conjonctivite, d'éruption cutanée et de troubles digestifs.

Le diagnostic peut s’avérer difficile en raison de la grande variété des signes que l’on peut observer et d’autant plus si les expositions à risque du patient ne sont pas évoquées spontanément.

Il faut suspecter cette infection aprés  une exposition à risque dans les 3 semaines précédant le début des signes :

 Contact avec de l’eau douce (lac, rivière, puits, fossé, lavoir, etc) notamment lors de leurs activités de loisirs (canyoning, baignade, pêche, canoë-kayak, plongée ,nage à palmes ,etc).

 Contact cutané avec le sol notamment en bord de cours d’eau

Dans ce cas, la confirmation biologique de l’infection est nécessaire permettant la prescription rapide d’un traitement adapté.

En cas de suspicion ou de présentation des signes pouvant évoquer cette maladie infectieuse , il est recommandé de consulter votre médecin traitant.

 

Pour plus d’informations : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies- infectieuses/article/leptospirose

Reprendre une activité physique après la maladie ,après une infection virale est une chose à ne pas négliger  ou à prendre à la  légère.

Cela est d’autant  plus  vrai lorsque l’on parle d’ infection par le virus Covid19 et de plongée. sous-marine.

Les médecins et les sociétés savantes de Médecine ont depuis longtemps insisté sur l’importance de respecter des périodes de convalescence et de reprise d’activités physiques progressives après infection virale.

Dans notre activité spécifique se posent plusieurs questions majeures à l'évocation du virus COVID 19.

 

Le fait d’avoir contracté la maladie ou d’en avoir des séquelles majorent-ils le risque d’accident de décompression?

Majorent-ils le risque de surpression pulmonaire ,d'oedème pulmonaire ou encore majorent-ils le risque d’une incompétence cardiaque ou la survenue de troubles du rythme cardiaque ?

Tout en faisant intervenir dans la réflexion la possibilité de présence de facteurs de risques  tels que l'âge ,le surpoids,l’hypertension artérielle,des atteintes cardiovasculaires ,du diabète ,de la sédentarité ,un tabagisme ,du stress, (et autres.) il ne faut pas oublier certains facteurs extérieurs comme le risque d’exposition à l’hyperoxie (par l’utilisation des mélanges Nitrox  ou en technique CCR), l’exposition au froid , l’effort ,ensemble de facteurs qui vont se démultiplier pour majorer le risque accidentogène.

Un point tout particulier et  majeur lié à la décompression qui est largement reconnu comme un phénomène   bullaire mais  comporte néanmoins  une très grande composante inflammatoire.

 

L’inflammation est une des conséquences majeures de l’infection par le COVID 19. 

Depuis 2002 ,le corps médical connaît les conséquences respiratoires et systémiques avec les infections par Virus SRAS ou MERS . 

On retrouve principalement  une symptomatologie respiratoire ,cardiaque et des troubles de la coagulation .

Cette maladie ayant  un action systémique ,touche aussi d’autres organes mais en terme de reprise d’activité physique les atteintes respiratoires et cardiaques restent de premier plan. 

 

C’est au niveau pulmonaire que ce phénomène inflammatoire par action du virus  amène à la fibrose  pulmonaire en passant  par des modifications du parenchyme respiratoire.

Aspect connu du public maintenant par ces images en scanner d’aspect de verre dépoli.

Rapportées à notre activité , ces modifications exposent  à une augmentation de risque de barotraumatisme compte  tenu de la diminution de l’élasticité du tissu pulmonaire.

Tout comme ces modifications majorent l’intolérance à l’effort et le risque d’essoufflement ,elles portent atteinte aux phénomènes de bonne décompression par altération de diffusion gazeuse au niveau de la membrane alvéolocapillaire.

Phénomène se compliquant de l’hypercoagulabilité accompagnant infection et inflammation. 

 

On ne peut pas parler d'effet direct de l’infection virale mais  plutôt d’une conséquence systémique au niveau cardiaque et vasculaire où l’inflammation a un rôle prépondérant.

On observe une  majoration de vasoconstriction , un risque ou une atteinte de myocardite,une majoration du risque de thrombose et un risque de syndrome coronarien.

 

L’infection à virus COVID 19 expose au risque majoré de surpression pulmonaire; expose au risque majoré d’accident de décompression et expose au risque majoré d'oedème pulmonaire.

 

Il convient donc de ne pas négliger son état de santé au sortir d’une infection virale . 

Il est donc recommandé lorsque l’on a présenté une infection virale  à COVID 19 symptomatique et significative de consulter un médecin fédéral ou hyperbare et spécialisé en plongée avant de reprendre la plongée sous-marine.

 

Sur ces principes ,la Commission Médicale et de Prévention Nationale de la FFESSM a émis depuis le début de la crise sanitaire des recommandations spécifiques en prévention , en cas d’exposition virale et des conduites  à tenir pour une reprise de la pratique plongée en sécurité après COVID selon les différents niveaux de maladie présentés par les patients.Vous trouverez en annexes en particulier les dernières recommandations de février 2022 intégrant la proposition “d’auto-évaluation” pour déterminer si votre état de santé nécessite le recours auprès d’un Médecin fédéral ou spécialisé en plongée.

 

La préparation de sa reprise d’activité (et de toutes nos activités plongée) passe par l’application de principes simples ,connus et recommandés par le corps médical qui relèvent de la connaissance et du bon sens plus que la contrainte.

 

Il conviendra donc de respecter les durées de convalescence préconisées.

De reprendre ses entraînements très progressivement.

De ne pas solliciter trop rapidement muscles et tendons.

De s’hydrater abondamment et correctement en période de convalescence.

De s’alimenter correctement  en évitant alcool et alimentation trop riche ; privilégier fruits et légumes. (apport de vitamines ,probiotique ,régime alcalin. )

Programmer ses reprises de plongées en commençant par des plongées de réadaptation de profondeur et de durée raisonnables tout en choisissant des conditions météorologiques favorables .

 

Pour ce qui est de la vaccination anti-COVID :

 

Il n’a pas été mis en évidence jusqu’à présent d’effet négatif des vaccins en situation de plongée.

Il convient de respecter un délai de sept jours avant de plonger avant chaque vaccination .

Ce délai passe à quatorze jours si vous avez eu une réaction post vaccinale de plus de quarante huit heures.

Ce délai est aussi de quatorze jours avant de s’immerger pour les plongeurs à risque.

Pour une bonne reprise de vos activités préférées ,appliquez ces recommandations et restez prudents.

 

Bonne plongées de reprise à toutes et à tous.

mercredi, 17 novembre 2021 20:56

Epidémie COVID-19 : Rester prudent et attentif

L’arrivée de la nouvelle vague épidémique COVID impose de rappeler les recommandations de lutte contre le virus et de limitation de sa contagion.

Les Fédérations Sportives Française  et la FFESSM ont été exemplaires en ce domaine et doivent continuer à faire appliquer au mieux  toutes les préconisations mises en place.

 

Depuis le bord de mer, depuis un bateau, nous avons la chance de pratiquer  une activité de plein air et à ce titre nous avons été épargnés par les contraintes d’application du pass-sanitaire.

 

Cependant  nous sommes amenés aussi au cours de nos pratiques d’utiliser des espaces confinés : bassins  publics,fosses de plongée ,salles de réunion ,salles de cours ,espaces  de restauration ; lieux dont les accès sont soumis  à présentation du Pass sanitaire.

 

Outre les obligations réglementaires, nos regroupements  doivent respecter des règles simples et élémentaires  pour limiter cette épidémie.

Au delà de toutes les polémiques nous devons tous avoir des attitudes bienveillantes :

 

☛Privilégier autant que possible et suivant les conditions thermiques et météorologiques les    

    activités en extérieur.  

☛Aérer régulièrement les locaux occupés (cinq minutes toutes les heures)

☛Respecter la distanciation sociale en position assise  ou debout dans la mesure du    

    possible en respectant un à deux mètres entre chaque personne.

☛Se laver les mains régulièrement les mains à l’eau et au savon ou utiliser du gel 

    hydroalcoolique.

☛Si les locaux de restauration ou de réunion assez grands le permettent ,y répartir les     

    tables de façon à les éloigner les unes des autres.

☛S’abstenir de participer à un regroupement  ou à une réunion ,rester chez soi ,si on a un  

  doute sur une éventuelle infection ou si on a été sujet contact ;ne pas hésiter à faire un  

    dépistage en ce cas. Ne pas hésiter à consulter son médecin au besoin.

☛En salle de cours ou de réunion , porter le masque systématiquement.

 

La vaccination reste le meilleur barrage au développement de l'épidémie ainsi que le troisième rappel pour les personnes âgées ,fragiles ou à facteur de risque.

 

La protection  de notre communauté dépend de l’attitude de tous et de chacun.

En cette période encore critique ,continuez à appliquer ces précautions.

La Commission Médicale et de Prévention Nationale organise jeudi 9 septembre  2021 un webinaire sur le thème plongée et certificats médicaux.

Cette vidéo conférence est réservée aux seuls médecins  affiliés à notre fédération et sur son territoire.

Pour obtenir leurs accès et  se connecter jeudi prochain ,les Médecins Fédéraux d'Occitanie doivent contacter le Docteur Jean Pierre PHAM VAN à l'adresse mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

A l'occasion de cette réunion ,outre les rappels de bonne pratique ,l'information sur le nouveau site de la commission médicale et d'actualité fédérale ,seront abordés plusieurs cas pratiques et situations particulières:

- médecin plongeur face au patient plongeur  contre-indiqué (C. Genies)
- maladie de Parkinson et plongée (JP Pham-Van & C Calabluig)
- spondylarthrite ankylosante et plongée (B Grandjean)

En matière de COVID et de Protocole de reprise de plongée après vaccination , les  problèmes   posés  sont ceux des incertitudes tant de la survenue  d'effets physiques potentiellement  néfastes en  l'immersion que des effets indésirables de la vaccination et de leur influence en plongée.

Compte tenu des constatations des effets secondaires liés de façon générales aux vaccinations ,plus particulièrement  à la vaccination anti-covid et des problèmes spécifiques de thrombose liés à la vaccination par le produit Astra Zeneca  des recommandations sont nécessaires.

Pour  l'instant  il n'y a aucune certitude ni étude sur ce sujet mais déjà  les fédérations ainsi que le DAN commencent à donner des premières  directives .

La FFESSM adoptera très probablement ces recommandations dans un délai très bref et je vous encourage  à appliquer dés à présent ces protocoles:

  1.  II est fortement recommandé que toute personne se fasse vacciner contre la COVID-19, selon la disponibilité des vaccins et selon le plan de vaccination COVID-19 national en vigueur.
  2. Une période d’attente d’au minimum 7 jours est recommandée après chaque dose de vaccin COVID-19 avant de reprendre la plongée à gaz comprimé ou en apnée. 
  3. Il est recommandé de prolonger cette période à 14 jours pour les plongeurs suivants:
        a. qui ont eu des effets indésirables après la vaccination d’une durée de plus de 48 heures

        b. avec des facteurs de risque comme par exemple (liste non exhaustive):

        1. l’excès pondéral
        2. une maladie métabolique chronique (y inclus le diabète)
        3. le tabagisme
        4. la prise de médicaments pouvant augmenter le risque thromboembolique (y inclus les contraceptifs oraux)
        5. ou une combinaison de ces facteurs
        c. qui désirent effectuer des plongées requérant des capacités techniques spécifiques ou excédant les limites de la plongée récréative sans décompression obligatoire (p.ex. la plongée technique, la plongée profonde avec décompression).
  4. En cas de symptômes (effets indésirables) persistant plus de 48 heures après la vaccination COVID-19 il est conseillé aux plongeurs de consulter leur médecin généraliste.
  5. Si, dans  les 7 jours après une vaccination COVID-19, de possibles symptômes de maladie de plongée (MDD) apparaissent après des plongées “à faible risque de MDD”, il est vivement conseillé de consulter un médecin de plongée. Nous encourageons tous les plongeurs ainsi que les fédérations de plongée et les sociétés scientifiques locales à signaler tout incident de ce type à la division médicale de DAN Europe à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  6. Étant donné que la vaccination COVID-19 ne protège pas à 100% de la possibilité de transmettre le virus SARS-CoV2 à d’autres personnes, les mesures de protection actuellement en vigueur (distance, masque, hygiène) doivent être observées par tout plongeur, qu’il soit vacciné ou non. 
 Je rajouterai une précision concernant  le plongeur qui aurait déjà été infecté par le covid . Il applique le même protocole actuel  recommandé : une seule injection de vaccin anti covid trois à six mois après son infection.
Je me réjouis comme vous tous de la reprise de nos activités subaquatiques .

Soyez prudents .Protégez vous et protégez les autres .Profitez bien de vos plongées.

 
Bonjour à Tous,
 
Je vous fais parvenir la synthèse du travail  des Médecins de la CMPN en cette période de  "déconfinement" et  de reprise progressive de l'activité subaquatique.
Ces propositions et recommandations à l'attention de nos licenciés, de nos clubs, de nos SCA et de nos Médecins Fédéraux  émanent d'une réflexion commune  dont le contenu pourra évoluer en fonction des actualisations sanitaires, médicales et scientifiques.
Les médecins de la  CMPN se réuniront sous un mois pour suivre l'évolution sanitaire de la reprise d'activité .
A cette fin, j'attire votre attention sur  l'importance de faire remonter à la CMPR toutes informations et toutes remarques  qui pourraient être utiles à l'évolution de ces recommandations après  cette première période .
Je reste avec mes Collegues de la CMPR à disposition de notre Comité.
 
 
Bien Amicalement . 
 
Docteur Jean Pierre PHAM VAN.
Président de la Commission Médicale et de Prévention Occitanie Pyrénées Méditerranée F.F.E.S.S.M
Vice Président de la Commission Médicale et de Prévention Nationale  F.F.E.S.S.M
 
 -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs les membres du Comité Directeur National,
Monsieur le Directeur Technique Nationale
Messieurs les Présidents de Commissions Nationales,
 
 
Comme vous savez, la Commission Médicale et de Prévention Nationale est une commission forte de ses médecins de terrain, tant auprès des malades qui mobilise chacun de nous dans notre quotidien professionnel, qu'auprès des pratiquants de notre fédération. Nous nous sommes mobilisés ces dernières semaines pour nos patients, mais aussi pour notre fédération et ses pratiquants.
Nous avons ainsi mené collégialement une réflexion et un travail afin d'accompagner nos médecins et nos pratiquants dans la reprise de nos activités fédérales après cette période de confinement liée à la pandémie de CoViD-19. 
 
J'ai le plaisir de vous adresser ainsi nos préconisations, tournées autour de 2 préoccupations médicales :
- limiter le risque de transmission virale
- limiter le risque d'accidents de sport et de plongée
 
 
 
Vous trouverez en pièce jointe ( par ce lien , ndlr)  ici le document complet qui présente notre réflexion globale avec des préconisations orientées pour les pratiquants et des préconisations orientées pour nos confrères. 
De ce document est extrait « le guide du pratiquant » qui reprend les préconisations à destination des pratiquants et des structures. 
 
Nous vous invitons à faire 2 campagnes fondamentales auprès des pratiquants et des structures :
- « est-ce que je peux pratiquer aujourd'hui ? » : le premier élément pour limiter le risque de transmission virale est d'éviter de pratiquer si l'on a un risque de portage viral !
- «  écoutez vos sensations » : un élément fondamental pour limiter le risque d'accident sportif est de s'écouter et de stopper son activité en cas de survenue de signes anormaux !
 
Veuillez noter que ces préconisations concernent la reprise de nos activités fédérales hors sport de haut niveau. 
Compte-tenu des inconnues encore nombreuses concernant cette maladie, et notamment les séquelles et leur impact réel, nous avons prévu de réévaluer régulièrement ces préconisations. Les retours d'expériences de terrain sont importantes dans ce cadre-là et l'on invite chacun à nous remonter les difficultés / incidents / accidents rencontrés dans ce cadre-là, afin que l'on puisse au mener au mieux notre travail.
 
 
Ces documents sont le fruit d'un travail collégial avec les médecins présidents des CMPR, ainsi que les médecins des Commissions Nationales; nous avons bien entendu pris en compte les données de la littérature scientifique, ainsi que les avis d'experts de spécialité (hygiène, infectiologie, cardiologie et pneumologie) que nous avons sollicités . Les débats ont été riches et constructifs, dans une cohésion qui a permis l'élaboration du document et sa validation unanime. 
Permettez-moi d'ajouter que je suis très fière et heureuse de représenter cette commission médicale et de prévention. 
Nous restons à la disposition des licenciés et des instances dirigeantes de notre fédération.
 
Faites-vous plaisir sous l'eau ... mais restez prudents !
 
 
Anne HENCKES
présidente CMPN
 
 
Copie : présidents des CMPR et médecins des Commissions; présidents des Ligues et Comités régionaux.




 

Plus de 85 médecins fédéraux étaient présents à la réunion de la Commission Médicale Nationale sous égide fédérale et de la Présidente de CMPN, Le Docteur Anne Henckes.

Entre autres thèmes, le Professeur Jacques Regnard, de la Société Française de médecine subaquatique et hyperbare, MEDSUBHYP, a évoqué le sujet des échanges hydriques en plongée.

Au cours de l’immersion : 

L’effet de la pression sur le corps et sur les membres inférieurs refoulent les volumes liquidiens de l'organisme vers le thorax.

Cela se traduit par une redirection des volumes sanguins, vers la rate, le thorax, le cœur.

L'augmentation du retour veineux qui en découle va augmenter la pression intravasculaire (hypervolémie), la pression transmurale thoracique, la distension du cœur et des vaisseaux thoraciques. 

Cela aboutissant à une augmentation de l’activité cardiaque du ventricule gauche et à un retentissement sur la mécanique ventilatoire.

Les tissus peuvent être assimilés à des éponges de textures différentes qui vont réagir différemment au niveau d’hydratation, à la pression hydrostatique, à la durée d'exposition à celle-ci, à sa hausse puis à sa baisse.

L'immersion de la plongée provoque une réponse diurétique (action du rein d'éliminer de l'eau) lente et prolongée que l’on retrouve au-delà de la fin de la plongée.

Les modifications neurovégétatives en immersion vont amener à une augmentation de la filtration rénale pour corriger l'hypervolémie ; cette filtration augmente à 6 ml par minute contre 1,5 ml par minute en milieu aérien.

Il faut tenir compte de la compression par le vêtement isothermique et par le type de néoprène :

Cet effet est notable près de la surface. En profondeur, la compression du vêtement se fond avec la pression du milieu ambiant.

La perte de masse est 4 à 5 fois plus importante ; en 4H dans l'eau, la perte d'eau peut être évaluée à un kilogramme, à 2,2 kilogrammes en 6 heures.

Après immersion :

Les tissus récupèrent leurs volumes liquidiens (les éponges se regonflent)

La diminution de pression fait passer d’un état d’hypervolémie à un état d’hypovolémie.

Le débit urinaire augmente et reste élevé longtemps après la sortie de l'eau 

La baisse de perfusion tissulaire entraine un ralentissement de dégazage. Celui-ci est d’autant plus marqué en cas de plongées successives. Cela explique en partie la survenue d'accidents retardés.

La stabilisation du volume plasmatique va elle s'effectuer en quelques heures.

On peut compenser cette baisse hydrique et hypovolémique en n'enlevant pas de suite son bas de combinaison.

Cette diminution du volume d'eau se poursuit bien après la plongée, entrainant une baisse du débit sanguin.

Il faut compter 6 à 12 heures pour retrouver un équilibre hydrique normal après la plongée. 

En milieu froid : 

On constate une augmentation de la perte hydrique.

L’activité physique :

Augmente aussi la perte hydrique par augmentation de la diurèse. 

Ce qu'il faut retenir en pratique de plongée : 

  1. Avant de plonger, il faut s'hydrater mais rien ne sert de boire en trop grande quantité.
  2. Après la plongée, la diurèse est perturbée et se prolonge : il faut dont s'hydrater régulièrement et longtemps après la sortie de l'eau et entre les plongées.
  3. En fin de plongée, ne pas enlever trop rapidement son bas de combinaison, celle-ci compensant la perte volumique par phénomène de contention sur les membres inférieurs.
  4. Les échanges hydriques ne sont qu'un des paramètres hémodynamiques en série avec le système cardio vasculaire.
  5. Une bonne condition physique est l'élément principal pour pratiquer la plongée.

 

 

 

 

 

 

 

Vous trouverez en pièce jointe , l'intervention du Dr Christian Calabuig Médecin Fédéral et Médecin Hyperbare présentée lors du dernier séminaire technique régional de Sète en 2018.

dimanche, 21 octobre 2018 20:04

En plongée ,la vue c'est aussi la vie.

Moins fréquentes  sont les maladies et pathologies de l'oeil dans la liste des contre indications temporaires ou définitives  à la pratique des activités subaquatiques.

Cependant, avec l'âge, la vision de prés a tendance à baisser : cela s'appelle la presbytie.

Elle peut affecter le plongeur dans l'utilisation de ses instruments : ordinateurs, compas,plaquettes,montres ,profondimetres,écrans photos ou vidéos.

La bonne vision des instruments d'indication de temps ,de profondeur et d'autres parametres de plongée sont primordiaux et vitaux tant pour le plongeur que pour le moniteur.

Sans compter de la turbidité de l'eau ou de l'obscurité qui peuvent aggraver encore la perception de ce sens.

Il convient donc à partir de la quarantaine de faire controler et d'évaluer sa vision de pres par son médecin,ophtalmologiste ou opticien.

Cela pourra aboutir à utiliser un masque à verres correcteurs (fait sur mesure ou par pose  de lentilles correctrices autocollantes) ;soit à plonger avec des lentilles correctrices pour la vision de prés.

Il faudra penser à utiliser un ordinateur, un profondimetre ou une montre ordinateur avec un ecran de bonne taille , des données lisibles et un bon rétroéclairage.

Dans les conditions de mauvaises luminosités ,l'utilisation d'une lampe pourra etre trés utile pour lire ses écrans.

Pour vous aider et évaluer vous même votre  vision de prés ,vous trouverez en pièce jointe un test d'évaluation fourni par la  société APD.

Il faut utiliser le document à la taille A4  et le lire à environ  40 centimetres de distance ; si vous n'arrivez pas à lire les indications correctement ,il convient de faire corriger votre vue et votre masque .

 

lundi, 24 septembre 2018 18:07

Plongée Rétro 2018 à Cerbère

L'été indien catalan a fait le meilleur des accueils  à la première édition de Plongée Rétro 2018 qui avait lieu ce week end à Cerbère.

Un évènement qui a fait la part belle à la plongée Vintage : exposition de matériel de plongée ancien, plongée à l'ancienne avec matériels de dernier cri .... dans les années 70 , baptême en scaphandre pieds-lourds ,conférence sur les épaves de notre région, repas convivial et ambiance agréable.

Une occasion pour les nombreux plongeurs, passionnés, curieux et amoureux de la mer de jeter un regard nostalgique et admiratif sur les débuts et les pionniers de l'exploration sous-marine .

Une trés belle réussite pour cette rencontre orchestrée avec maestria par l'équipe d'Yvan Chocoloff et le Centre de Plongée du Cap Cerbère .

Souhaitons que cette initiative se poursuive en 2019 pour le plus grand plaisir des amoureux de l'aventure subaquatique.

 

 

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Le Comité Régional Occitanie Pyrénées Méditerranée réuni l’ensemble des Clubs associatifs et Structures Commerciales Agréées sous sa bannière, pour la promotion des activités aquatiques et subaquatiques décrites dans ses statuts.

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